.

Caminante, son tus huella
el camino y nada más;
Caminante, no hay camino,
se hace camino al andar.
Al andar se hace el camino,
y al volver la vista atrás
se ve la senda que nunca
se ha de volver a pisar.
Caminante no hay camino
sino estelas en la mar.

Antonio Machado
Campos de Castilla (1912)

Catégories

Publicité

Bolivia

Jeudi 20 septembre 2007

Sucre et la Bolivie, c'est un peu comme Nantes et la Bretagne.

Historiquement capitale, administrativement non.

 

25 mai 1809, première révolte organisée contre la couronne d'Espagne.

6 aout 1825, signature de la Déclaration d'Indépendance. Sucre est considérée le lieu de naissance de la République de Bolivie (République de Bolivar) et devient donc sa capitale.

1899, une guerre civile perdue contre la Paz déplace les pouvoirs éxécutifs et législatifs ainsi que le siège du gouvernemet à plus de 3000m d'altitude. Sucre garde néanmoins le pouvoir judiciaire et reste Capitale Constitutionelle.

2007, sous la présidence d'Evo Morales, le gouvernement entame une révision de la constitution. Le peuple peut soumettre des propositions pour étude à l'assemblée constituante. Les chuquisaciens (habitants de Sucre et de sa région) soumettent le retour des trois pouvoirs et de la capitale à Sucre. Proposition qui n'est même pas acceptée à l'étude.

 

La révolte gronde. Sucre se pare de banderoles et banières, drapeaux de croix rouge, comme le motif des moines-soldats pendant les croisades, sur tous les batiments administratifs, tribunaux et universités : "Sucre Capital Plena"  "Ni un paso atras"  "Viva Bolivia unida, Sucre capital"(1).

Des listes sur les murs égrènnent les noms des grévistes de la faim depuis 1, 3 ou déjà 10 jours.

 

27 aout 2007, les paysans en costume traditionel, poncho sombre, chapeau en forme de casque de conquistador, débarquent de toute la région, drapeaux colorés boliviens et whipala(2) redorant un peu le triste ciel gris et scandent en cadence "Capitalia", "Sucre de pie"(3).

La foule autour de la place supporte, crie en rythme, applaudit et suit le cortège.

 

Non au totalitarisme, non à la guerre fratricide, oui à la démocratie, vive la Bolivie unie

Universitaires debout, Sucre capitale plenière

28 aout 2007, début de grêves dans tout le pays. Les 2/3 des provinces suivent la requete de Sucre, sauf bien sur La Paz. Mais déjà des divergences s'affichent. A Cochabamaba, des groupes font grêve contre la grêve(4).

 

Dans les journaux, des images de révoltes, d'affrontements, de rispotes armées au gaz lacrimogène. "Ce n'est pas Gaza, ce n'est pas Bagdad, c'est Sucre" titre un des quotidiens local.

 

Analysant cette situation sans trop de recul, ma vision d'occidentale, plus touchée par tous ces vieillards quémandant l'aumone autour des marchés, ces gamins tendant la main, ces femmes mal habillées trainants enfants misérables sur le pas des portes, se demande pourquoi tant de foin pour une histoire de localisation d'une capitale, alors que le pays devrait se préoccuper de problèmes plus "importants" tels que la pauvreté, l'hygiène, l'éducation, la santé, l'accès aux ressources naturelles pour tous, etc...

 

Mais il s'agit plus qu'une histoire de ville. Le problème de la proposition de Sucre est qu'elle n'a même pas été acceptée à l'étude, par opposition à des propositions sur l'homosexualité ou l'avortement. D'où les cris de " dictature" et "mort à la démocratie" du peuple.

Ce que veulent les gens c'est une étude de la proposition, une éventuelle réfutation mais avec des arguments concrets (manque d'aéroport international, problèmes d'infrastructure ou de logistique...), ou un référendum; pas ce refus pur et simple sans concertation.

 

La préservation de la démocratie, la liberté d'idée et d'expression, certains ont bien pris la Bastille pour le même genre de combat...

 

 

(1) : Sucre, capitale pleinière. Pas un pas en arrière. Vive la Bolivie unie, Sucre capitale. 

(2) : Drapeau aymara, les 6 couleurs de l'Arco Iris plus le blanc, disposés en damier. 

(3) : Capitale. Sucre debout.

(4) : A cause des grêves trop nombreuses dans le pays, les travailleurs gagnent difficilement leur vie. Les grêves sont toujours décidées par des députés qui n'ont pas les problèmes financiers des plus pauvres.

Par Aurelie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 27 septembre 2007

Je suis en train de lire tranquillement en me balançant sur mon hamac, jettant de temps en temps un oeil au coucher de soleil sur le Beni.

J'ai demandé à Erlan un tour de quelques jours dans la selva, mais sans trop me decider jusqu'à maintenant. Le hamac est tellement confortable, les panqueques du petit dej tellement succulents et j'ai tout mon temps...

Un canadien et un français viennent d'arriver, ils vont dans la pampa demain.

¡¿ Porque no ?!

 

Petit tour dans la pampa

Les fesses sur une chaise de l'embarcation, les doigts de pied en eventail, la fraicheur de l'eau, le ronronement du moteur, on ouvre grand les yeux et partout bouge la tête, à la découverte des habitants du rio Yacuma.

Capibora

Le plus grand rongeur du monde. Adulte, peut peser jusqu'à 45 kilos

Caïman ou Alligator

La bouche grande ouverte pour mieux nous croquer.

(Pour mieux recevoir la chaleur du soleil)

Un des nombreux oiseaux au vol majestueux.

Désolée, je ne suis pas douée pour retenir les noms des oiseaux.

Capucins

Des singes minuscules, se promenant sur les branches les plus minces

Tortues aquatiques

Elles adorent se dorer au soleil les unes sur les autres, sur des bois morts trainant sur le rio.

 

Légendes

Qaund les habitants sont venus s'installer dans le village de Santa Rosa, point de départ des excursions dans la pampa, les femmes s'en allèrent laver le linge à la rivière pendant que les hommes vaquaient à d'autres occupations.

Un anaconda immense de 9 mètres de long s'est approché des lessiveuses qui se sont écrié "Yacumama, Yacumama", qui en dialecte moréno signifie "rio del anaconda" (fleuve de l'anaconda). Les espagnols ont ensuite racourcis le nom en Yacuma.

De même, Rurrenabaque vient de Rio Enabaque, "el rio del pato" (le fleuve du canard).

 

A la recherche d'un anaconda

Les anacondas vivant dans des étendues d'eau peu profondes, nous voila partis dans les hautes herbes de la pampa, bottes aux pieds, appareil photo dans le sac à dos.

Un anaconda qu'on ne verra jamais malgré plus de 4 heures de recherche.

Ce sont les lois de la nature :

"En 1 jour tu peux voir plein d'animaux et en 20 n'en voir aucun..."

Pèche aux piranahs

Joaquim le guide est clair, pas de piranah, pas de diner ce soir !

L'objectif est fixé, y'a plus qu'à.

 

La technique de la pèche aux piranah est simplissime. Comme le marsupilami qui utilise sa queue, on met la main dans le rio et dès qu'on sent quelque chose qui mord le doigt, on retire vite fait sa main pour essayer de sauver ce qu'il en reste.

Naaan, j'rigole !

Un peu de viande sur le hameçon, une simple ligne, la technique comme on peut, yapluka comme on dit...

Ma premiere prise...

C'est un poisson mais pas un piranah :-( !

Heureusement Joaquim est là pour nous assurer notre repas, succulent au passage (piranahs grillés, profusion de légumes, un peu de riz, un peu de frites, que demander de plus?!).

Ma deuxième et dernière prise.

Ceci est bien un piranah, petit certes, mais un piranah quand même !

 

Bonus pour Gina

Pour ton anniversaire, je consens à mettre une photo de plus de moi.

Et j'en ai pris des risques pour te faire plaisir. ;-)

Heureusement que ce n'est pas ton anniversaire tous les jours !

Désolée pour le bronzage, mais en 5 mois de voyage je n'ai pas vu une seule plage.

Par Aurelie
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander

Caminando

Lundi 01 Octobre

Ayer :  Dernier passage de frontière terrestre le long du lac Titicaca et de nouveau au Pérou pour la dernière ligne droite du voyage.

Hoy :  Repos avec ma famille péruvienne, coiffeur et cireur de chaussures, déambulades dans Arequipa 

Mañana : Retrouver les sourires des niños del mañana

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus