.

Caminante, son tus huella
el camino y nada más;
Caminante, no hay camino,
se hace camino al andar.
Al andar se hace el camino,
y al volver la vista atrás
se ve la senda que nunca
se ha de volver a pisar.
Caminante no hay camino
sino estelas en la mar.

Antonio Machado
Campos de Castilla (1912)

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Vendredi 7 septembre 2007

En Afrique, on y transporte des chèvres, des moutons, des poulets vivants et emmaillotés dans des sacs de 50 ou 100 kg de riz ou de céréales.
En Inde, les voyageurs en excédent s'y retrouvent, luttant contre les arbres et le vent.

Dans beaucoup de pays du monde, le toit du bus ou du train est un lieu de plus pour marchandises en vrac et passagers en trop.

Mais placer ces marchandises sur le toit du dit bus peut se transformer en une opération laborieuse, quand la marchandise en question est par exemple un lave-linge. Mais c'est sans compter sur l'ingéniosité et la solidarité des argentins.

 

Petit roman photo, à vous d'inventer les légendes...

 

Par Aurelie - Publié dans : Argentina
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Mardi 28 août 2007
Il n'était pas cubain, ni bolivien. Il se revendiquait lui-même de tous les pays d'Amérique Latine, pret à aider chaque peuple opprimé le désirant.(1)

Ernesto Guevara avait hérité son surnom de Che à cause de ses origines d'Argentine et de son habitude d'interpeler tout le monde avec ce mot.
La prononciation si particulière des porteños (habitants de Buenos Aires) et des habitants d'autres régions du pays, déroute à premier abord puis charme le visiteur plus ou moins à l'aise en espagnol. Le che vient remplacer de nombreuses lettres, sans régle à priori précise, transformant pour nous les mots, les lieux, les choses en d'autres mots, lieux et choses.

- Acher he jugado al chuby, acha en el vache de Cafachate
- ¡¿ Has jugado a que ?!
- ¡ Al chuby ! ¡ Sabes, el deporte, el chuby !
- No, lo siento, no conozco este deporte
- ¡ Claro que si ! Se juega con una pelota como esto - Juan fait le signe d'un ballon ovale
- ¡ Ah, el rugby !
- ¡ Si, el chuby ! (2)

Certains mots se devinent facilement en fonction du contexte, d'autres me laissent plus perplexes pendant un long moment, tel ce chuby.

- Voy a tocar guitacha en Chevicha.(3)
En Espagne, Sevilla donc...
Ingletecha (Ingletera, Angleterre), chio (rio-rivière), pocho (pollo-poulet), je ne peux m'empecher de sourire à chaque mot, que je note dans un coin de ma mémoire.


Coucher de soleil depuis le cimetière de Cachi


Deux autres spécificités marquantes de l'Argentine, à part le fait, dixit une porteña, que les femmes conduisent mal (mais est-ce vraiment une spécificité unique à ce pays?! Oui je sais, c'est moi qui parle ! ;-) ), sont le maté et la sieste.


Dès le passage de la frontière, fleurissent dans les bus, les rues, les cours des hospedajes, des calebasses à maté et leur inséparable thermos d'eau chaude. Un petit récipient de bois, de cuir, de métal ou calebasse naturelle, du yerba maté (herbe amère) presque jusqu'à ras-bord, du sucre parfois, de l'eau chaude par dessus et on aspire, plus ou moins facilement avec la pipette qui ne doit pas bouger dans la calebasse cette potion en petites quantités.
Amer, sucré, chaud, tiède, apprécié ou detesté, on le fait circuler entre les amis, autour de la table, du banc publique ou dans les rangées du bus.
Un lien social très fort, un moyen d'entamer la conversation entre voyageurs de tous pays, une boisson pour échanger différences culturelles et passions de la route.
Maté introuvable tel quel dans un bar ou un restaurant, c'est une boisson qui se prépare soi-même, et ne se déguste pas seul.


14h, 15h, les rues se vident, les magasins abaissent leurs grilles, les marchandes recouvrent leurs étals de tissus ou baches en plastique.
La ville s'endort, sommeil de l'aprés-midi, pour echapper aux morsures du soleil.
Jusqu'à 19h, les rues restent vides, le voyageur se désespère. Celui assoiffé qui n'a pas pris ses précautions cherche désespérement une bodega ouverte pour acheter sa bouteille d'eau salvatrice. Le voyageur tourne en rond, n'ayant rien à faire. Pas de musée à visiter, pas de marché pour se delecter les sens.
Puis de nouveau la ville se reveille, encore plus animée que le matin. Les gens sortent, les étals et marchands ambulants pullulent, les gamins rigolent.
20h, heure shopping, heure des déambulades, des vitrines qu'on contemple, des achats du supermarché.
22h, heure des restaurants, empanadas, locros, asados..., heure de pointe et d'effervescence.

Un contraste saisissant après le Chili où trouver un restaurant ouvert après 20h était un exploit.
Une nouvelle manière de gérer ses journées pour le voyageur.

Cachi, la nuit

(1) : "Me he sentido guatemalco en Guatemala, mexicano en Mexico, peruano en Perú, y naturalmente me siento argentino aquí y en todos los lados"
Je me suis senti guatémaltèque au Guatémala, mexicain au Mexique, péruvien au Pérou, et naturellement je me sens argentin, ici et partout.
Le Che a été naturalisé cubain en février 1959 par modification de la constitution, grace à ses années en tant que commandant dans les forces rebelles cubaines.

(2) : en espagnol académique : Ayer he jugado al rugby, aca en el valle de Cafayate
- Hier j'ai joué au chuby, ici dans la vallée de Cafayate
- Tu as joué à quoi?
- Au chuby! Tu sais, le sport, le chuby!
- Non, désolée, je ne connais pas ce sport
- Bien sur que si, ça se joue avec un ballon ovale
- Ah, le rugby
- Oui, le chuby

(3) : en espagnol académique :Voy a toca guitara en Sevilla
Je vais jouer de la guitare à Seville

Par Aurelie - Publié dans : Argentina
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Mercredi 22 août 2007
Ludiques, politiques, revendicatifs, expressifs, humoristiques, egnimatiques, et autres iques...
Plutôt que de dérouler des mots et des phrases qui ne sauraient les décrire avec justesse, je les laisse s'exprimer.

   
 
 
 
 

Mur #2 : Prisoniers politiques en grêve de la faim pour leur liberté
Mur #5 : Que vois-tu?
Mur #6 : Il pleut sur le mouillé. Expression qui pourrait se traduire par "c'est le comble". Comme si un poisson avait besoin de se proteger de la pluie.
Mur #7 : Ignorance = peur, Silence = mort. Combattre le Sida
Mur #8 : Y'en a trop pour traduire ! Mais ce mur me fait penser à "la femme piège" de Enki Bilal.
Mur #9 : La police et l'état assassinent les ouvriers
Mur #10 : Aujourd'hui est aujourd'hui, hier n'est plus, j'en suis sur. Citation de Pablo Neruda.

Escaliers, maisons, murs des cerros (collines) de Valparaiso
Par Aurelie - Publié dans : Chile
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Lundi 20 août 2007
Je rêve une maison bleue, je rêve une maison rouge.
Murs jaune pâle, jaune vert, jaune olive, rose fushia, rose saumon,
bleu de jour, bleu de nuit, vert des prés, vert des champs.
Et des oranges et des bordeaux et même des blancs.

Je rêve une maison bleue, je rêve une maison rouge.
Des fenêtres vertes, des fenêtres violettes
et même des fenêtres noires.
Tels cils et sourcils maquillés sur le visage.
Clin d'oeil sur facade bleue, sur facade rouge

Je rêve une maison bleue, je rêve une maison rouge.
Vert sur violet, violet sur fushia, fushia cotoyant rose,
rose sous blanc, blanc sur bleu, bleu et jaune,
jaune taggé de noir, noir usé, noir de bois, noir de suie.

Je rêve une maison bleue, je rêve une maison rouge.
Dans des quartiers de couleurs, des quartiers arc en ciel.


Valpo le jour,
Ville poème, ville de tous les pays.

Valpo la nuit,
Ville triste, ville vidée de vie.

Valpo le jour,
Ville de couleurs, ville de vernis.

Valpo la nuit,
Ville de lumières mais ville d'ennui.


Valpo : surnom de Valparaiso
Par Aurelie - Publié dans : Chile
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Vendredi 17 août 2007

Hola,

Comme beaucoup l'ont appris, il y a eu un séisme qui a touché la cote péruvienne (Ica, Pisco, Lima) et déjà fait de nombreux morts.

Pour vous rassurer, je suis actuellement en Argentine près de la frontière bolivienne.

Mais je pense à tous ces gens accueillant que j'ai rencontré sur les routes péruviennes, je pense à ceux qui ont perdu un proche, à ceux qui ont perdu leur maison.

La vie est moche parfois, il faut profiter au maximum de chaque jour, de chaque heure, de chaque minute, ce que je vous souhaite, ce que je fais.

Mil besos a todos

Aurelie

 

 

 

Par Aurelie - Publié dans : Perú
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Caminando

Lundi 01 Octobre

Ayer :  Dernier passage de frontière terrestre le long du lac Titicaca et de nouveau au Pérou pour la dernière ligne droite du voyage.

Hoy :  Repos avec ma famille péruvienne, coiffeur et cireur de chaussures, déambulades dans Arequipa 

Mañana : Retrouver les sourires des niños del mañana

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